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Lutte contre la pollution de la mer Méditerranée MED POL

1 décembre 2005

LA CONVENTION DE BARCELONE
En 1975, 16 pays méditerranéens et la Commission Européenne se réunissent à Barcelone. Ils approuvent le Plan d’Action pour la Méditerranée, PAM, relevant du programme pour les océans et zones côtières du PNUE et sa composante, le programme de surveillance continue et de recherche en matière de pollution en mer Méditerranée (MED POL).

En 1976, la Convention pour la protection de la Méditerranée contre la pollution est signée lors de la Conférence de Etats méditerranéens à Barcelone. Plus connue sous le nom de “Convention de Barcelone”, elle comprend deux protocoles relatifs :
– aux opérations d’immersions de substances polluantes depuis les navires et les aéronefs ;
– à la coopération en matière de lutte contre la pollution en cas de situation critique.
Les pays signataires doivent porter une attention particulière à leur responsabilité de préserver l’héritage commun pour les générations présentes et futures. Cet instrument juridique du PAM arrêté à Barcelone le 16 février 1976, est publié en France par le décret n° 78-1000 du 29 septembre 1978.

Le protocole, relatif à la prévention de la pollution de la mer Méditerranée par les opérations d’immersions effectuées par les navires et les aéronefs, interdit la pollution par les déchets synthétiques persistants. En 1977, le Plan Bleu et le Programme d Action Prioritaire sont mis en place au sein de Centre d Activités Régionales : CAR/PB et CAR/PAP.

L’une de ces plus importantes actions prioritaires est la gestion intégrée des régions littorales. « Vu le fait que les régions littorales contiennent des habitats et écosystèmes productifs importants pour les établissements humains, le développement et la subsistante des populations locales, que plus de la moitié de la population mondiale est concentrée sur le littoral, et que cette proportion pourrait atteindre les trois quarts en 2020, la Conférence précitée recommande que de nouvelles approches intégrées à la gestion et à la mise en valeur des régions littorales soient développées aux échelles nationales, sous-régionales, régionales et mondiale ».

Les déchets synthétiques et notamment les plastiques en milieu marin dépendent de plusieurs politiques sectorielles (économie, industrie, déchets, eaux, tourisme, etc.). Les objectifs de la gestion intégrée sont de réussir à prendre en compte le caractère interdépendant et l’imbrication existante entre ces différentes politiques sectorielles et de trouver des réponses qui considèrent la complexité des problèmes environnementaux.

Un livre blanc sur la gestion des zones côtières en Méditerranée a récemment été publié. Il récapitule les différentes initiatives régionales de gestion des zones côtières. Les objectifs du PAC (Programme d’Action Côtier) sont, entre autres, d’identifier et tester les méthodologies, outils et pratiques de gestion durable des zones côtières et de créer des conditions favorables aux activités de suivi. Le PAC vise ainsi des solutions au niveau local, des méthodologies et des procédures, outils d’aides aux politiques et stratégies, au niveau national, la diffusion et l’échange.

Le succès de cette gestion des zones côtières dépend de la coopération entre les autorités responsables des politiques sectorielles, avec celles responsables de l’aménagement du territoire, à chaque niveau respectif (coopération horizontale), ainsi qu’entre les acteurs des niveaux communautaire, transnational, régional et local (coopération verticale). Un programme d’action stratégique est en cours à travers l’élaboration de lignes directrices ayant pour objectif d’aider les pays du pourtour méditerranéen à mieux gérer les macrodéchets. Nous avons participé à sa conception. unepmap.org


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